Category: Livres,Romans et littérature,Littérature française
Boza ! Details
Le périple bouleversant d'un adolescent migrant à la conquête de sa liberté." Tu veux savoir ce qui m'a conduit à prendre la route de l'exil à quinze ans ? D'accord, je vais tout te confier et tu vas être renversé. Tu es prévenu ! Mes mots seront durs, car la réalité est brutale. Mais je vais aussi te faire rire, je suis beau gosse et j'ai la tchatche. Je te demande une seule chose : ne me juge pas, ça n'a pas de sens d'appliquer ta morale à ma vie. "Né dans un bidonville de la banlieue de Douala au Cameroun, Petit Wat est un adolescent haut en couleurs qui fait les quatre cents coups avec ses copains. Mais, sans avenir chez lui, il prend la douloureuse décision de partir pour accomplir son rêve : faire un boza, passer en Europe.Avec un sac à dos troué et une immense foi en lui-même, Petit Wat découvre de nombreux dangers. Abandonné par un passeur aux portes du Niger, il doit affronter ghettos et déserts. Arrivé au Maroc, il rejoint des centaines de jeunes déshérités qui s'organisent pour affronter le " Monstre-à-Trois-Têtes " : des barrières massives séparant l'Afrique de l'Europe. Pourront-ils vraiment passer de l'autre côté ?Dans Boza !, Ulrich Cabrel et Étienne Longueville proposent un regard inédit sur les réalités migratoires. La verve des personnages et l'humour du narrateur contrastent avec les enfers qu'ils traversent, offrant à ce roman d'aventures une tonalité et un rythme captivants.

Reviews
Boza! c'est d'abord un duo détonnant, celui du bouillonnant Ulrich Cabrel, jeune Camerounais entré illégalement en France et du réservé Etienne Longueville, un de ses hébergeurs à Saint Brieuc.Ce roman est en grande partie inspiré du périple de 9000 kilomètres effectué par Ulrich, qui a refusé qu'Etienne édulcore le récit et son langage.Petit Wat raconte donc son aventure sans filtre, en employant le tutoiement j'ai eu l'impression qu'il s'adressait à moi personnellement.Dans sa banlieue camerounaise, deux options s'offrent à Petit Wat: un travail pour continuer à vivre dans la misère ou la délinquance qui rapporte un peu plus. Il choisit la troisième, tenter d'entrer en Europe.Son parcours est exemplaire de courage, de ténacité et d'inconscience aussi, devant les risques pris et les violences subies. Petit Wat doit sa survie à son culot, sa capacité d'adaptation et parfois des élans de solidarité.Les chapitres jusqu'à l'arrivée en territoire européen sont intenses, tant ils expriment à la fois l'espoir et le désespoir d'hommes et de femmes prêts à tous les risques pour ce qu'ils pensent être une vie meilleure.Arrive le chapitre intitulé Boza!, un slam qui me tire des larmes chaque fois que je le lis.Parce que si t'es Boza! ça veut dire que tu touches enfin du bout des doigts ton rêve; Boza! rime avec euphorie.Euphorie qui retombe avec l'attente d'un transfert vers un pays d'Europe (ou d'un renvoi vers son pays d'origine) puis un nouveau parcours semé d'embûches où associations et bénévoles vont se démener pour que Petit Wat puisse souffler un peu.Dans la dernière partie du roman, Petit Wat livre un point de vue enrichissant, tantôt de manière sérieuse, tantôt avec humour, sur son pays d??accueil. (D'ailleurs, la rencontre avec le co-auteur du roman est particulièrement savoureuse).A ce jour, Ulrich n'est toujours pas régularisé, il est scolarisé en terminale scientifique dans un lycée briochin.Pendant un an j'ai suivi la progression de ce roman sur la page fb Boza-le livre. Je m'attendais à ce que sa promotion reste confidentielle; j'ai été agréablement surprise quand j'ai appris que les auteurs étaient invités dans une émission sur une chaîne nationale.J'ajoute que j'ai lu ce livre pour deux raisons: parce que je suis briochine comme Ulrich et Etienne (je ne les ai jamais rencontrés) et parce que je travaille avec des personnes qui ont un eu un parcours similaire à celui d'Ulrich (notamment un jeune homme que l'étape au Maroc a beaucoup marqué aussi) et qu'il me semblait important de connaître un peu de leur histoire.Messieurs Cabrel et Longueville merci, comme dirait Petit Wat, vous êtes des géants, je me sens toute petite par rapport à vous.


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