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La Confession d'un enfant du siècle

Category: Livres,Folio,Séries Folio

La Confession d'un enfant du siècle Details

Alors ces hommes de l'Empire, qui avaient tant couru et tant égorgé... se regardèrent dans les fontaines de leurs prairies natales, et ils s'y virent si vieux, si mutilés, qu'ils se souvinrent de leurs fils, afin qu'on leur fermât les yeux. Ils demandèrent où ils étaient ; les enfants sortirent des collèges, et ne voyant plus ni sabres, ni cuirasses, ni fantassins, ni cavaliers, ils demandèrent à leur tour où étaient leurs pères. Mais on leur répondit que la guerre était finie, que César était mort, et que les portraits de Wellington et de Blücher étaient suspendus dans les antichambres des consulats et des ambassades, avec ces deux mots au bas : Salvatoribus mundi.Alors s'assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse." Un génie tout en âme, le plus puissamment humain et le plus puissamment moderne, le plus nous tous enfin, qui ait jamais existé " (Jules Barbey d'Aurevilly)

Reviews

Je fus très touché par l'écriture de ce roman. Musset manie la prose aussi bien qu'il manie les vers. Du lyrisme mélancolique au plus touchant des dialogues, l'?uvre est complexe et hétérogène. On saisi bien que l'auteur n'a pas écrit ce roman d'un seul trait, et dans un seul état d'esprit.Il est à noter cette originalité qu'est le second chapitre du livre premier : admirablement écrit, et étant une sorte de préface contextuelle, ce passage détonne du ton plus romancier mais non moins analytique du livre. Il pourrait être un modèle de texte à commenter pour restituer la vision des romantiques de ce premier quart de siècle français, tourmenté par toutes ces différentes épreuves politiques. Il n'est d'ailleurs pas étonnant d'apprendre que ce passage fut publié bien avant la parution du roman.Plus globalement, on ne se leurre pas : ce roman est très autobiographique. Quiconque lit les échanges épistolaires (publiés également chez Folio Classique) entre A. de Musset et G. Sand verra au travers le personnage de Brigitte l'ombre de George, et dans l'image d'Octave le reflet d'Alfred. La Confidence est une belle histoire, Sainte-Beuve lui-même, parlait du roman en ces termes : "La manière dont Octave effeuille dans l'âme de Brigitte et dans la sienne cette fleur tout-à-l'heure si belle, son art cruel d'en offenser chaque tendre racine, est à merveille exprimé". L'écriture nous donne une envie irrépressible d'intervenir en son sein et de secouer la multiplicité des sentiments et tempéraments qu'éprouve Octave. Mais l'auteur nous livre ici un repenti et surtout une morale, on ne peut que s'y conformer. Un très beau roman, à lire absolument pour avoir le penchant d'Elle et Lui de G. Sand, et tout simplement pour le plaisir !Je tenais également à remercier Folio Classique pour la qualité des annotations, de la préface et du dossier de fin de page. Claude Roy nous livre une analyse approfondie.

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